Depuis aussi longtemps que je me souvienne, je n’ai jamais aimé l’image que me renvoyait le miroir. À l’enfance, j’étais une petite brunette bien banale qui portait les cheveux courts (je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi ma mère me coupait les cheveux comme un garçon). Je pensais que mes amies blondinettes étaient bien plus jolies!

Et dois-je vraiment vous parler de l’adolescence? L’acné, les lunettes et mon corps qui est devenu celui d’une femme trop rapidement laissant au passage quelques vergetures. J’étais amoureuse du gars le plus populaire de l’école et miraculeusement, il avait aussi des sentiments pour moi. Cette amourette a été de très courte durée et un vrai désastre. Il était impossible pour moi de croire que LUI pouvait m’aimer MOI; les « poulettes » qui lui tournaient autour étaient tellement plus « hot » que moi!

Et rendue à l’âge adulte? L’image que j’avais de moi n’avait pas beaucoup évoluée. Avec mon petit 5’2¼’’, j’enviais les femmes aux jambes interminables. J’aurais bien échangé ma grosse poitrine pour un petit B, ma mâchoire carré pour des traits plus fins et mes « jarrets » comme j’aime les appeler pour des petits mollets qui rentrent dans toutes les bottes en magasin… J’étais encore incapable de m’aimer malgré la présence d’un mari complètement gaga de moi qui me répétait des dizaines de fois par jour à quel point j’étais belle.

Et maintenant? Franchement, depuis un certain temps, j’en ai vraiment assez de perdre mon temps à me rabaisser et d’entendre des femmes superbes dire qu’elles se trouvent moches et grosses. La vie est si courte! Voulons-nous vraiment perdre ce temps précieux à nous dire des saletés devant le miroir? J’ai envie de me trouver belle, d’avoir confiance en moi et de dégager le sex-appeal des femmes biens dans leur peau.

Pourquoi ne voir que mes défauts? Je devrais apprécier ma chevelure abondante, mes yeux bleus qui me valent bien des compliments, ma taille fine, mes courbes à la Jennifer Lopez et ma fameuse poitrine qui excite autant mon homme! Comme ce dernier le dit si bien : il n’y a rien de plus énervant qu’une belle femme qui dit qu’elle ne l’est pas! S’aimer soi-même ne serait-ce pas la première règle à suivre pour trouver le bonheur?

Non mais si je ne m’aime pas à l’aube de la quarantaine, qu’est-ce que je vais faire quand la gravité va faire son travail? Quand les rides, les taches, les poils vont apparaître un peu partout? Quand je devrai troquer le bikini pour un « one-piece »? Quand la ménopause va frapper? Ou la maladie, hein? Je respire, je suis en vie! J’ai des yeux pour admirer mes enfants, des jambes pour exercer tous les sports dont j’ai envie, des bras pour enlacer mon amoureux et des oreilles pour m’entendre dire : ben t’es pas si pire que ça la vieille! Qui suis-je pour me plaindre de mon petit 10 livres en trop quand les hôpitaux sont remplis de femmes qui se battent pour rester en vie?

Choisissons de s’aimer une fois pour toute! Soyons uniques, mettons en valeur notre silhouette, chouchoutons nos poignées d’amour, chérissons notre joli minois, dorlotons notre popotin, mettons aux poubelles le maudit pèse-personne et envoyons promener la culotte de cheval, les vergetures, la cellulite et toutes ces conneries-là!! Let’s go girls! Assumons notre féminité et soyons fières de notre beauté!